Lorsque le lendemain matin, le professeur Mac Gonagall entra dans la classe des septièmes années il était clair que l'ambiance était glaciale.
Elle regarda ses élèves, Hermione avait rejoint la table de sa classe, ses yeux étaient rouges, ses cheveux un peu plus en bataille que d'habitude, Harry la regardait du coin de l'½il visiblement inquiet. Drago lui était à côté de Grabbe, et avait l'air tout aussi défait que la Gryffondor !
La classe était silencieuse, et semblai attendre la phrase qui ferait détonateur.
-Bonjour a vous tous, je ne sais pas ce qui se passe ici et cela ne me regarde pas mais je ne veux à aucun moment que ça vienne interféré dans mon cours, Compris ?
-Madame Malfoy, voulez vous ramasser les devoirs s'il vous plaît
-Miss Granger, professeur et oui je veux bien !
Drago leva les yeux vers elle
-Tu n'as pas encore récupéré ton nom de jeune fille, Hermione
Elle se tourna
-Ce n'est qu'une question de jour ... Malfoy !
Il se leva et la classe entière y comprit le professeur n'osa plus rien dire.
-Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler Malfoy !
-Je t'appelle comme je veux.. Malfoy !
-Tu pourrais avoir un minimum de respect pour moi !
-Parce que toi tu en as du respect pour moi ! Drôle façon de le montré !
-Je me suis déjà excusé pour ça Hermione !
-Et est ce qu'a un seul moment tu as entendu que tes excuses étaient acceptées ? Je ne crois pas !
-Mais non de non, que veux-tu que je fasse ?
-MAIS RIEN, RIEN DU TOUT, SI CE N'EST SORTIR DE MAVIE !
Elle balança les copies sur le bureau de son professeur et sortie de la classe en claquant la porte.
Drago lui emboîta le pas
-Je vais la tué !
Le professeur Mac Gonagall se tourna vers ses élèves
-Je veux un silence absolu dans cette salle compris
Elle sortit et rejoignit le couple dans le couloir
-Monsieur et Madame Malfoy, je peux savoir ce qu'il se passe ?
Ils se tournèrent et d'une seule voix lui répondirent
-NON !
-Bien, voilà une chose sur laquelle vous êtes d'accord ! Direction le bureau du directeur, peut être pourrez vous lui expliquer !
Drago regarda l'enseignante
-Et on ne peut laver notre linge sale tranquillement sans avertir la moitié du collège !
-Il fallait y penser avant Monsieur Malfoy
-Aller dire ça a cette furie
-Parce que c'est moi la furie maintenant ! C'est nouveau !
-STOP !
Hermione, Drago et Mac Gonagall se retournèrent vers la voix, devant eux se tenait Dumbledore
-Minerva, retournez dans votre classe, je m'occupe de ces deux là !
-Bien Albus
-Vous deux, dans mon bureau tout de suite !
Les deux jeunes gens suivirent leur directeur.
Ils entrèrent dans son bureau, il s'assit à sa table de travail
-Asseyez-vous
Ils obéirent
-Bien on peut savoir ce qu'il se passe
Aucun des deux ne répondit
-Allons ça ne doit pas être aussi grave
Hermione regarda Drago
-Oh que si, ça l'est, croyez-moi
-Expliquez-vous Madame Malfoy
-N..non
Drago la regarda, il voyait sur son visage la détresse, la douleur, l'humiliation et la honte. Elle ne voulait pas raconter ce qui lui avait fait subir hier. Ce n'était pas lui qu'elle défendait mais elle protégeait le peu de fierté qu'il ne lui avait pas enlevé
-Professeur, Je..Je
-Tais-toi Drago !
-Hermione, ça ferait peut être du bien a votre couple d'en parlé, continuez Drago.
Le jeune homme regarda Hermione
-Et bien hier, j'ai..j'ai
-Drago, je sais que tu m'entends, je t'en supplie ne dis rien !
-Oui, qu'avez vous fait pour mettre votre épouse dans un tel état ?
-Drago
-Je l'ai ...insulté !
-Ah ! et vous Madame, n'avez pas du tout apprécié
Elle jeta un ½il a Drago et secoua la tête
-Votre mari n'avait à aucun moment le droit de vous traiter ainsi, et il devra se faire pardonner mais il se peut que vous ayez un peu augmenter la chose, non ?
Hermione acquiesça
-Bien, retournez dans vos appartements, réglez cette histoire et revenez en cours qu'une fois que vous serez réconcilié !
Drago essaya de communiquer par pensées avec sa femme. Elle avait déjà refermé son esprit et il se dit qu'elle avait bossé pour arriver à un tel résultat en si peu de temps
Hermione entra dans la chambre et claque la porte laissant Drago derrière celle ci. Il s'avança et frappa
-Mione, s'il te plaît
Elle ne répondit pas, elle était allongée sur le lit, elle serrait un oreiller contre elle et pleurait.
-Je t'en prie Mione ouvre-moi
Alors là, il rêvait, il pouvait toujours courir, elle ne lui ouvrirait pas.
-Bon, a priori tu ne veux pas me voir, mais tu ne vas pas avoir le choix de m'écouter
Toujours aucun signe de vie de la part d'Hermione
-Ok, je suis désolé Hermione, je n'aurais jamais dû agir comme je l'ai fait, c'est la chose la plus horrible que je n'ai jamais fait et je sais que tu auras du mal a me pardonné.
Mais j'ai si peur, Mione, j'ai peur de continuer le chemin seul, sans toi.
Je ne sais pas ce que c'est ... Hermione je ...
J'aime Hermione, te rends tu compte de ça ! J'aime.. pour la première fois de ma vie.
Je ne sais pas comment agir avec toi. Tu es tout pour moi. Je suis affamé, assoiffée de toi, de ton amour. Il paraît que l'on rit, que l'on pleur, que l'on danse pour rien d'autre que le pur bonheur. Mon bonheur c'est toi.
Tu n'as pas eu peur de venir jusqu'à moi, tu n'as pas tenu compte des a priori , de ce que tous les autres pensaient.
J'aime ton visage, tes grands yeux noisette pétillants, ta peau nacrée, tes cheveux indisciplinés, ton corps parfait, tes petits tatouages, ton piercing mais j'aime aussi ton caractère, ta gentillesse, ton rire, par Merlin je me damerai pour entendre ton rire, ta franchise, ton courage, ta force, j'aime tout en toi. Si nous n'étions pas mariés, je te demanderai de m'épouser Hermione !
Je remercie tous les jours Alucard de t'avoir conduit au manoir cet été.
Et hier, quand je t'ai entendu parlé de ta grossesse avec Harry, j'ai compris qu'il y avait quelque chose de fort qui vous unissez ensemble. Une chose que vous n'oublierez jamais ...ni lui ...ni toi et que j'aurais beau faire n'importe quoi, je ne pourrais jamais rivaliser avec ça.
Je suis devenu fou en le réalisant, j'aurais pu le tué, me tué et même te tué toi !
Hermione, si le prix à payer pour avoir aimé est mourir étouffé par le chagrin , je m'en fou, tu en vaut la peine.
Je comprends que tu ne veuilles plus m'adresse la parole, je... je.. je comprends que tu ne supporte plus la simple vue de mon visage...je comprends que tu veuilles ... me quitter. Sache juste que... que je t'aime.
Drago se tourna et avança vers la porte de l'appartement, il s'apprêtait à partir.
Hermione blotti derrière la porte, ravalée ses sanglots. Elle n'y arriverait pas, elle ne pourrait pas résisté. Elle avait beau essayé de le nier, de combattre ses sentiments, c'était maintenant trop tard.
Elle tourna la poignée de la porte de la chambre.
Drago était dos a elle, la tête baissé, il n'osa pas bougé.
-Drago ?
Il se tourna lentement.
Elle vu ses yeux bleus rougis par les pleurs et ses joues inondées de ses larmes.
Il la fixa quelques instants, elle avait la tête baissée, quelques mèches de cheveux collait a ses joues humides. Il grimaça en voyant les marques qu'elle portait encore dans son cou.
Elle s'avança vers lui et s'arrêta juste devant. Elle leva lentement son visage vers lui.
Drago senti son c½ur s'emballé, c'était l'instant de vérité, il pouvait tout gagné comme il pouvait tout perdre.
Elle fit un pas de plus et se blotti contre son torse. Il entendit ses pleurs et la serra lentement, lui caressant les cheveux et le dos. Il n'osait plus rien dire de peur de dire le mot qui casserait ce moment.
Elle leva les yeux vers lui, attira son visage plus près du sien et posa ses lèvres contre les siennes.
Il la serra un peu plus fort, il se sentait comme transporté, il se sentait voler de bonheur.
Elle se décrocha de lui, lui arrachant un grognement
-Je t'aime Drago !